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5–19 février 2026 : Nouvel An lunaire 2026 sous éclipse, un départ hors du temps
Aloyse Ritter
Directeur de publication de ce site dédié aux horoscopes et à l’astrologie comme voie de guidance intérieure. Depuis de nombreuses années, je m’investis dans la transmission de messages célestes qui peuvent éclairer, apaiser et orienter ceux qui cherchent à mieux se connaître et à avancer en conscience.
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Nouvel An lunaire, éclipse annulaire et naissance du cycle 2026
La période du 5 au 19 février 2026 constitue un moment charnière exceptionnel du cycle 2026, marqué par une convergence rare entre astrologie mondiale, cycle lunaire et calendrier traditionnel chinois. Elle s’inscrit dans la continuité directe du seuil de lucidité franchi entre le 30 janvier et le 4 février, mais en change radicalement la tonalité. Après avoir vu et compris, il ne s’agit plus d’analyser ni de décider, mais de laisser se dissoudre ce qui ne peut plus accompagner la suite.
Cette phase agit comme un véritable sas de décompression karmique : un espace intermédiaire, silencieux, où l’ancien se défait complètement avant que le nouveau ne puisse réellement prendre appui. L’énergie est volontairement basse, non par épuisement, mais parce que le système intérieur cesse de pousser, de maintenir, de retenir.
Nouvel An lunaire chinois et éclipse : un commencement hors du temps
Fait majeur de cette période : le Nouvel An lunaire chinois, qui ouvre l’année du Cheval de Feu Yang, coïncide presque exactement avec une éclipse annulaire de Soleil le 17 février 2026, survenant à la Nouvelle Lune. Cette simultanéité confère à l’entrée dans la nouvelle année une portée symbolique et énergétique tout à fait singulière : un nouveau cycle commence alors même que la lumière solaire est partiellement occultée.
L’éclipse du 17 février est une éclipse annulaire polaire sud. Elle n’est pas visible en Europe. Elle sera observable uniquement depuis l’extrême sud de l’Amérique du Sud, le sud-ouest de l’Afrique, Madagascar, l’Antarctique, ainsi que sur les océans Pacifique, Atlantique et Indien de l’hémisphère sud. Son maximum se produit en Antarctique, notamment à la station Concordia, avec une obscuration de plus de 92 % du Soleil.
Astrologiquement, une éclipse annulaire n’est jamais un moment d’élan. Elle marque un point de vacuité, où l’ancien cycle est terminé sans que le nouveau ne soit encore accessible. Le fait qu’elle accompagne le Nouvel An lunaire indique clairement que l’année du Cheval de Feu Yang ne démarre pas dans la vitesse, mais dans le dépouillement. L’élan du Feu Yang est bien présent, mais contenu, en attente d’un espace intérieur suffisamment dégagé.
Un ciel dominé par le Verseau : désengagement et désidentification
Durant toute cette période, un amas planétaire majeur en Verseau structure l’arrière-plan : Soleil, Mercure, Vénus, Mars et Pluton évoluent dans ce signe d’air, orienté vers le recul, la hauteur de vue et la désidentification. Cette concentration ne pousse pas à l’action immédiate, mais à une prise de distance radicale vis-à-vis de l’ancien soi.
Les enjeux personnels sont perçus avec moins d’affect. Les luttes perdent leur charge émotionnelle. Ce qui semblait vital apparaît soudain comme accessoire. Mars conjoint à Pluton en Verseau ne cherche pas l’affrontement extérieur ; il travaille en profondeur, vidant les anciens rapports de force de leur énergie.
C’est une phase où l’on cesse de combattre, non par résignation, mais par lucidité.
Jupiter rétrograde en Cancer : digestion émotionnelle et mémorielle
En toile de fond, Jupiter rétrograde en Cancer maintient le regard tourné vers le passé émotionnel, familial et karmique. Il ne s’agit ni de réparer ni de comprendre davantage, mais de digérer. Les anciens attachements, sécurités et loyautés sont revisités intérieurement, souvent sans mots, parfois avec une fatigue affective ou une nostalgie douce.
Cette rétrogradation empêche toute expansion extérieure. Elle invite à reconnaître ce qui a été protecteur autrefois, mais qui ne peut plus structurer l’avenir.
Saturne conjoint Neptune en Poissons : la fin des illusions viables
Saturne et Neptune, conjoints en Poissons et directs, jouent un rôle fondamental. Neptune dissout les idéaux qui ne reposent plus sur une vérité intérieure incarnable, tandis que Saturne empêche toute fuite dans le flou ou l’évitement.
Ce duo impose une sobriété intérieure profonde :
ce qui n’est pas incarnable se dissout,
ce qui n’est pas cohérent ne tient plus.
Il ne s’agit pas d’un effondrement, mais d’un assèchement progressif des illusions actives. Beaucoup ressentent un désengagement calme, parfois mélancolique, mais profondément juste.
Uranus direct et apogée lunaire : stabiliser et distancier
Le 4 février, Uranus reprend sa marche directe en Taureau. Les prises de conscience cessent d’être erratiques. Ce qui a été compris s’installe durablement. L’ancien ne vacille plus : il se retire.
Le 10 février, la Lune atteint son apogée, son point de plus grande distance à la Terre. Là où le périgée intensifie, l’apogée désimplique. Les émotions se mettent naturellement à distance. Ce qui faisait réagir perd de son emprise. Cette prise de hauteur empêche toute re-fusion émotionnelle avec ce qui est en train de se dissoudre.
Du vide de l’éclipse à la fixation de la trajectoire
Le 17 février, l’éclipse annulaire marque un vide conscient, un moment hors du temps où toute projection est vaine. Le 18 février, le passage de la Lune sur le Nœud lunaire ascendant ne déclenche pas encore l’action, mais verrouille la direction. Une trajectoire devient irréversible, même si elle reste encore difficile à formuler.
Le 19 février prolonge cette onde. L’énergie demeure basse, mais elle se stabilise. Ce qui a été lâché ne revient plus. Ce qui a été orienté commence à s’ancrer silencieusement. C’est un scellement intérieur, discret mais décisif.
Conclusion : le vide comme fondation
Du 5 au 19 février 2026, rien ne demande à être affirmé, décidé ou lancé. Cette période ne mesure pas son importance à ce qui se voit, mais à ce qui se défait. Elle marque un temps rare où la vie invite à cesser de porter l’ancien, non par rupture, mais par épuisement naturel de ce qui n’est plus aligné.
Le Nouvel An lunaire chinois, survenant sous une éclipse annulaire de Soleil, inscrit l’entrée dans l’année du Cheval de Feu Yang dans un paradoxe fondateur : un cycle commence alors même que la lumière se voile. Ce n’est pas un ralentissement par défaut, mais une sagesse du vivant. L’élan ne peut être juste que s’il naît d’un espace libéré.
Ce sas de décompression karmique agit ainsi comme une matrice silencieuse. Il ne propose pas encore le mouvement, mais il en garantit la justesse future. Ce qui s’éteint ici ne reviendra pas. Ce qui demeure, allégé de ses anciennes charges, devient la base réelle du cycle 2026.
L’après ne demandera pas d’effort supplémentaire, seulement de la disponibilité.
Car lorsque le vide est pleinement assumé, l’élan peut enfin se déployer — libre, cohérent et sans entrave.


