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Le masculin sacré – Février 2026
Aloyse Ritter
Directeur de publication de ce site dédié aux horoscopes et à l’astrologie comme voie de guidance intérieure. Depuis de nombreuses années, je m’investis dans la transmission de messages célestes qui peuvent éclairer, apaiser et orienter ceux qui cherchent à mieux se connaître et à avancer en conscience.
Apogée lunaire du 10 février 2026 : lucidité distante et décisions irréversibles
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L’énergie vitale : une quête universelle
Depuis des millénaires, les traditions du monde décrivent l’existence d’une force subtile qui anime la vie. Qu’on la nomme Prana en Inde, Qi en Chine, Ki au Japon ou qu’on parle de magnétisme en Occident, ce principe renvoie à une même intuition : l’être humain n’est...
Traversée intérieure, dépouillement et renaissance de la force incarnée
Un mois hors du temps
Février 2026 s’ouvre comme un seuil. Ce n’est pas un mois de projection ni de conquête, mais un espace suspendu, presque initiatique, où le masculin est invité à se retirer du bruit du monde pour entendre ce qui cherche à se réordonner en profondeur. L’astrologie du moment parle d’un masculin qui semble freiné, contraint, parfois désorienté, mais cette apparente mise à l’arrêt cache en réalité un travail souterrain d’une intensité rare. Il s’agit moins d’apprendre à faire que d’apprendre à contenir, moins de prouver que d’habiter.
Le climat général est marqué par une concentration planétaire en Verseau, soutenue par la conjonction Saturne–Neptune en Poissons et une activation répétée des dynamiques de Maison XII. Tout concourt à déplacer le centre de gravité du masculin : de l’extérieur vers l’intérieur, du contrôle vers la conscience, de l’affirmation vers l’alignement.
Le Soleil en Verseau : crise et mutation de l’identité masculine
Avec le Soleil en Verseau, l’identité masculine traverse une zone de turbulence fertile. Les anciens repères ne tiennent plus. Le masculin ne peut plus s’appuyer sur les figures classiques de pouvoir, de reconnaissance sociale ou de virilité démonstrative. Cette perte de référent n’est pas une faiblesse, mais une étape nécessaire. Le Verseau oblige à sortir du modèle du chef, du héros ou du père omnipotent pour entrer dans une définition plus intérieure et plus collective de l’autorité.
Ce Soleil met en lumière une question essentielle : qui suis-je lorsque je ne suis plus défini par mon rôle, mon statut ou mon utilité ? Le masculin sacré commence ici, dans cette zone d’inconfort où l’ego ne suffit plus à soutenir l’identité. Ce qui cherche à émerger n’est pas un effacement, mais une verticalité plus authentique, fondée sur une loi intérieure plutôt que sur une validation extérieure.
Mars conjoint Pluton : la puissance mise à l’épreuve de la conscience
La conjonction de Mars et de Pluton en Verseau est l’un des marqueurs les plus puissants du mois. Elle met en circulation une énergie brute, volcanique, faite de désir, de volonté, de pulsion vitale et de besoin de transformation radicale. Rien n’est tiède dans cette configuration. Pourtant, cette force ne trouve pas de débouché simple vers l’action extérieure. Elle est contenue, comprimée, presque retournée contre elle-même.
C’est là que se joue l’initiation. Le masculin est confronté à sa propre ombre : colère froide, besoin de contrôle, rigidité idéologique, pulsion de domination. Tout ce qui n’a pas été conscientisé cherche à remonter. Mais cette confrontation n’est pas punitive. Elle est transformatrice. Si Mars et Pluton sont intégrés, la violence se métamorphose en lucidité, la rage en détermination calme, l’instinct en force maîtrisée. Le masculin sacré cesse d’être un guerrier impulsif pour devenir le gardien du feu, capable de tenir une intensité sans la déverser.
Saturne conjoint Neptune : la dissolution des illusions patriarcales
En toile de fond, la conjonction Saturne–Neptune en Poissons agit comme un dissolvant lent et profond. Elle vient défaire les illusions les plus tenaces du masculin : celle du sauveur, du martyr, de l’homme qui porte tout sans jamais faillir, ou au contraire de celui qui fuit dans l’idéal ou l’abstraction spirituelle. Saturne impose la réalité des limites, Neptune dissout les faux idéaux. Ensemble, ils obligent à une vérité nue.
Le masculin sacré, dans cette configuration, apprend que la solidité ne vient pas de la dureté, mais de la capacité à accueillir le vide sans s’y dissoudre. Il ne s’agit plus de nier la vulnérabilité, mais de l’intégrer comme une composante de la force. Ce transit marque une étape clé dans la fin du patriarcat intérieur fondé sur la rigidité, le silence émotionnel et la toute-puissance. Ce qui survit à cette dissolution est plus humble, mais infiniment plus incarné.
La Maison XII activée : une alchimie invisible
Tout au long du mois, les dynamiques de Maison XII sont fortement sollicitées. Février 2026 est un mois où l’essentiel ne se voit pas. Beaucoup de choses se jouent dans l’inconscient, dans le corps, dans les rêves, dans les états de fatigue, de retrait ou de confusion passagère. Le masculin sacré est invité à ralentir, à écouter, à laisser mourir ce qui n’a plus lieu d’être.
Toute action posée sans alignement profond risque d’être inefficace ou destructrice. À l’inverse, le silence, la retenue et l’introspection deviennent des actes de puissance. Ce mois enseigne que ne pas agir peut parfois être l’acte le plus juste, lorsqu’il permet à une force plus vraie de se structurer.
Le 25 février 2026 : périgée lunaire , la vérité du désir
Le point d’orgue de cette traversée a lieu le 25 février 2026, lors du périgée lunaire. La Lune, au plus proche de la Terre, amplifie tout ce qu’elle touche.
Ce jour-là, le corps devient un lieu de vérité incontournable. Les instincts ne peuvent plus être niés, refoulés ou intellectualisés. Le masculin est confronté à son désir nu. Non pour y céder aveuglément, mais pour le reconnaître sans honte et sans excès. Lorsque le désir est nié, il agit dans l’ombre. Lorsqu’il est reconnu, il cesse de gouverner et devient une force consciente.
Le périgée lunaire agit comme une loupe émotionnelle et corporelle. Tout ce qui a été retenu, comprimé ou déformé cherche à être entendu. Le masculin sacré est invité à réconcilier l’esprit et la chair. Ce 25 février marque un véritable rite de passage : la force masculine cesse d’être soit réprimée, soit déchaînée, pour devenir habitée.
Lecture par signe : où se joue l’initiation
Pour les signes de feu, Bélier, Lion et Sagittaire, février 2026 impose un ralentissement inhabituel. L’élan naturel est contrarié afin d’être affiné. Le Bélier apprend que la vraie bravoure réside parfois dans la retenue consciente. Le Lion traverse une crise de reconnaissance qui l’oblige à redéfinir sa valeur en dehors du regard extérieur. Le Sagittaire voit ses certitudes idéologiques vaciller pour laisser place à une foi plus incarnée, moins conceptuelle.
Les signes de terre, Taureau, Vierge et Capricorne, vivent ce mois comme une remise en question de leurs structures internes. Le Taureau est invité à transformer sa relation au plaisir et à la sécurité, notamment autour du désir et du corps. La Vierge est appelée à lâcher le contrôle excessif et à intégrer une dimension plus intuitive de l’action juste. Le Capricorne touche la fatigue de porter seul la responsabilité et découvre une autorité plus souple, fondée sur l’alignement plutôt que sur la contrainte.
Pour les signes d’air, Gémeaux, Balance et Verseau, le travail est avant tout identitaire et mental. Le Gémeaux est invité à faire taire le bruit intérieur pour écouter ce qui se joue en profondeur. La Balance rencontre des tensions relationnelles révélant là où elle a trop cédé son pouvoir. Le Verseau, au cœur des transits, vit une mue majeure : ce qu’il croyait être sa singularité doit désormais s’enraciner dans le corps pour devenir réel.
Les signes d’eau, Cancer, Scorpion et Poissons, sont ceux qui ressentent le plus intensément la charge émotionnelle et instinctive du mois. Le Cancer voit remonter des mémoires familiales et ancestrales liées au masculin. Le Scorpion traverse une initiation majeure autour du pouvoir, de la sexualité et du contrôle, particulièrement activée autour du 25 février. Les Poissons, enfin, sont au centre de la dissolution et de la renaissance : le masculin piscéen est appelé à incarner la spiritualité, à faire du corps un temple plutôt qu’un lieu de fuite.
Conclusion : une force qui sait attendre
Février 2026 ne donne pas de réponse immédiate. Il plante une graine. Le masculin sacré qui émerge de ce mois n’est pas encore visible dans le monde, mais il est profondément transformé. Il a appris que la vraie puissance ne vient ni de la domination ni du renoncement, mais de la capacité à habiter pleinement le désir, la vulnérabilité et la conscience dans un même mouvement. Ce masculin-là n’agit plus pour prouver. Il agit parce qu’il est aligné.


